La mémoire orale à l’IHOES : une longue histoire


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En tant que centre d’archives privées, l'IHOES possède une importante collection de fonds sonores et audiovisuels en rapport avec l'histoire sociale, ouvrière, syndicale, industrielle, etc. Mais l'IHOES ne fait pas que conserver : il collecte également inlassablement la parole de témoins qui l’ont rarement, hors des sentiers de l’histoire « officielle ».


Les collectes de témoignages à l'IHOES prennent notamment la forme de campagnes d'interviews historiques : sur la grève de l'hiver 1960-1961, sur l'histoire de la clinique André Renard à Herstal, sur le SETCa de Liège, sur la grève des ouvrières de la Fabrique Nationale en 1966, sur la culture à Liège dans les années 1970, sur les Usines Gustave Boël à La Louvière, etc.


Dans une optique d'éducation permanente, l'IHOES mène également des ateliers « Récits de vie ». C'est le cas du projet « Racontons-nous nos histoires à quartier Saint-Léonard » ou du projet « Récits de vie : des migrantes se racontent ».

Enfin, nous donnons également des formations à la collecte de témoignages.

Quelques extraits sonores


Charlotte Hauglustaine, présidente du comité de grève des ouvrières de la FN-Herstal, est interviewée à la fin de la grève, en mai 1966 - IHOES, fonds Jacqueline Saroléa

Chez Hanrez, ça continue…, chanson enregistrée par les ouvriers grévistes des Usines Hanrez en 1975 (disque vinyle) - IHOES, collection de chansons de lutte

Interview historique de Georges Dobbeleer sur la grève de l'hiver 1960-1961 par l'IHOES et Présence et action culturelles

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La plate-forme « Mémoire orale »


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Depuis 2007, l'IHOES gère la plate-forme « Mémoire orale » (www.memoire-orale.be) dédiée à la valorisation des sources orales en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce portail Web permet de consulter de nombreux dossiers et fiches pratiques sur le sujet, écouter de nombreux extraits en provenance des quatre coins de la Belgique francophone ou encore de découvrir les acteurs de la mémoire orale. La plate-forme dispose également d'un centre de prêt de matériel.

La journée d'études « De la mémoire à l'histoire orale » (27 février 2019)


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La plate-forme « Mémoire orale », l'IHOES, l'ULiège et l'UNamur s'associent pour vous proposer une journée d'études entièrement consacrée à l'histoire orale, qui aura lieu le mercredi 27 février 2019, à La Cité Miroir, à Liège.


Longtemps reléguée dans les coulisses de la recherche historique au profit de l’archive papier, la source orale fait l’objet d’un vif regain d’intérêt. Le regard que nous portons sur elle s’est métamorphosé : d’abord envisagée avec circonspection et considérée comme un simple ornement du discours historique ou au mieux comme un complément au matériau archivistique, la source orale est aujourd’hui entrée de plain-pied au cœur de nombreux corpus de recherche en histoire contemporaine et bénéficie d’un ensemble d’outils méthodologiques qui lui sont propres, débouchant sur la possibilité d’une exploitation scientifique rigoureuse.

Par ailleurs, les initiatives dites de mémoire orale sont, elles aussi, en plein essor. Très nombreux sont les particuliers, les étudiants, les chercheurs, les administrations, les associations ou encore les entreprises qui – aidés entre autres par la révolution numérique et la relative démocratisation des moyens d’enregistrement et de conservation – se lancent dans la collecte de témoignages ou dans la préservation d’archives sonores. Ce foisonnement des projets s’accompagne d’une diversité des objectifs : la mémoire orale peut tour à tour être invoquée à des fins de sauvegarde patrimoniale, de connaissance (en histoire, mais aussi en sociologie, en ethnologie, en linguistique, etc.), de devoir mémoriel ou encore d’éducation populaire.

Les démarches de récolte de la mémoire orale ne manquent pas, mais comment leur donner du sens ? Comment articuler initiatives mémorielles citoyennes et définition d’une méthodologie scientifique ? Comment transformer en objets de recherche intelligibles ces sources disparates (témoignages, interviews, récits de vie, archives sonores, captations, etc.) obtenues à l’aide de méthodes parfois très différentes et dans le cadre de programmes aux objectifs très variés ? Comment passer de la mémoire orale à l’histoire orale ? L’intention de cette journée d’études est d’apporter des réponses à ces questions, en interrogeant celles et ceux qui travaillent depuis longtemps avec ce type de sources.


Plus d'informations sur la page dédiée à l'événement.