![]() |
|
| Fermeture temporaire de la salle de
lecture de l'IHOES |
|
|
En raison de la crise sanitaire que
traverse actuellement notre pays et des nouvelles
mesures renforcées pour lutter contre la pandémie de
Covid-19, la salle de lecture de l'IHOES sera
fermée pour une durée indéterminée.
Les services de IHOES continuent néanmoins de fonctionner. Pour toute question d'ordre général, merci de nous contacter via notre adresse e-mail principale (info@ihoes.be). Pour une demande de documents, vous pouvez contacter directement Christel Mawet, bibliothécaire-documentaliste (christel.mawet@ihoes.be). |
|
|
|
|
| Dernières publications d’éducation permanente | |
|
Mise en ligne en
juin, l’étude Éléments d’une histoire vécue :
les années UUU (Universités-Usines-Union)
1968-1971, signée Maxime Tondeur, revient
sur une page méconnue de l’histoire sociale belge :
celle du mouvement UUU qui, au lendemain de Mai 68,
entend combattre le caractère bourgeois de
l’Université libre de Bruxelles, s’opposer à la
tendance réformiste et participationniste qui s’y met
en place et œuvrer à la construction d’une toute autre
université qui serait le bien commun du peuple, par le
biais d’une alliance nouvelle avec le monde ouvrier.
Nous avons donné la parole à un militant et témoin des
faits qui a mené une recherche fouillée et qui vient
éclairer les événements d’un point de vue
complémentaire à l’analyse n° 202 que nous avions
publiée sur le sujet l’an passé. Cette étude est
désormais disponible gratuitement dans sa forme
définitive et illustrée ICI.
|
![]() |
En septembre est parue l’analyse
n° 211 : Les prostitutions : dire une
activité stigmatisée par la collecte d’entretiens
de Gaëtan Absil et Patrick Govers. Ces historiens et
anthropologues ont récemment mené une enquête
socio-anthropologique sur la prostitution en
Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle a donné lieu à un
ouvrage mettant en lumière la voix des premières
personnes concernées : ces travailleuses et
travailleurs dont l’activité est stigmatisée et dont
les vécus sont souvent méconnus. L’analyse précise la
façon dont la collecte de témoignages a été réfléchie
et menée, tout en questionnant la dimension éthique,
humanisante et potentiellement émancipante des
méthodes d’entretien. |
![]() |
Enfin, le 7 octobre, une deuxième
étude, Épopée. La Centrale Générale FGTB
Liège-Huy-Waremme : maître d’œuvre de l’unité
ouvrière, a été officiellement présentée
lors de la célébration du centième anniversaire de la
Centrale Générale FGTB Liège-Huy-Waremme, au Manège de
la Caserne Fonck. L’équipe de l’IHOES a assuré la
direction scientifique de cet ouvrage, la recherche
historique et iconographique, mais aussi le travail de
rédaction qui en constitue le cœur. Ce livre est par
ailleurs un véritable objet graphique qui a demandé le
concours de nombreux talents : photographes,
graphistes-typographes, dessinateurs de BD, etc. L’histoire de cette centrale syndicale remonte à la fin du XIXe siècle, au moment où le monde ouvrier se structure et s’organise progressivement. L’ouvrage embrasse une large période chronologique en proposant une analyse rétrospective jusqu’à nos jours. ll constitue dès lors un outil pour mieux comprendre les positions, stratégies et luttes passées et actuelles, ainsi qu’un incitant à s’engager pour un monde plus juste. Épopée est disponible sur commande auprès de l’IHOES, au prix de 40 euros. Plus d’info sur cette page. Un débat autour de ce livre, en présence de membres de la Centrale Générale de Liège et de l’IHOES, aurait dû se tenir dans le cadre de la Foire du livre politique de Liège en novembre 2020. Celle-ci a été reportée à l'année 2021 en raison de la situation sanitaire. |
|
|
|
| Nouvelles acquisitions |
|
![]() |
L’été dernier,
l’IHOES a accueilli les archives de Michel Quévit,
politologue et sociologue belge et militant wallon.
Michel Quévit est connu en tant qu'observateur de la
Wallonie et de son économie. En 1983, il est un des
initiateurs du Manifeste pour la culture wallonne.
Son fonds d’un peu moins de 3 mètres linéaires comporte
des documents sur la régionalisation, sur le RIDER
(Réseaux, Innovation et Développement régional) ainsi
que sur la restructuration de la sidérurgie wallonne. À la suite du décès de Raymond Hoens, Marcelle Hoens nous a cédé les archives de son mari (3 boîtes d’archives) qui contiennent des documents sur les pensionnés et prépensionnés du SETCa (notamment une collection du périodique Adjihons : périodique de la section pensionnés et prépensionnés du SETCa Liège-Huy-Waremme de 2003 à 2015), sur la délégation SETCa de Cockerill-Sambre et sur les juridictions du travail. Plusieurs petits dons très intéressants sont également rentrés dans nos collections. On peut citer ceux de Marina Gruselin (documents liés au Congo belge dont quelques numéros de Pourquoi pas ? Congo et deux dessins à l’aquarelle de Paul Daxhelet) ; de France Arets (numéros de La Libre Belgique des années 1939-1940 et de La Gauche ainsi que 3 drapeaux des JGS) ; de l’ULiège qui, à la suite du déménagement du CHST, nous a donné une collection complète du Bulletin [du] Comité central du travail industriel ; d’Albert Graitson (brochures, monographies, périodiques sur la Quatrième Internationale et l’Amérique latine ainsi que des affiches militantes dont certaines sont des réalisations personnelles) et de Francine Tambour (environ 200 monographies sur le marxisme, l’économie, la Belgique, etc.). Depuis sa création, à la fin des années 1950, le Centre de recherche et d'information socio-politiques (CRISP) a collecté les rapports d’activités de la plupart des entreprises actives sur le sol belge. Il a décidé de confier à l’IHOES ce (volumineux) ensemble documentaire, d’un intérêt inestimable pour l’étude de l’histoire économique belge. La première partie de cet important transfert, couvrant 725 sociétés belges (quelque 75 caisses de déménagement), a pu être réalisée in extremis avant le deuxième confinement. Un second ensemble (les sociétés étrangères implantées en Belgique) devrait nous parvenir dans le courant de l’année prochaine. Nous tenons à saluer l’énorme travail d’inventaire et de conditionnement réalisé par Cédric Rollin du CRISP. Enfin, l’artiste plasticienne Marianne Saive nous a fait don de la collection « Marius Renard (1869-1948) », qu'elle a constituée pendant de nombreuses années. Celle-ci reflète l’œuvre artistique de cet homme originaire d’Hornu qui fut non seulement artiste, mais aussi écrivain, professeur et homme politique socialiste. Elle comprend notamment une grande série de matrices des gravures de Marius Renard ainsi que plusieurs impressions réalisées à partir de celles-ci pour une exposition récente, ainsi qu’une collection d’une quarantaine de Savoir et Beauté auquel Marius Renard collaborait. |
|
|
|
| Nouveaux inventaires |
|
| Les fonds Léon-Eli Troclet
(1902-1980) et Hubert Lapaille (1888-1985) ont
été récemment inventoriés dans notre catalogue en ligne. |
|
![]() |
Le premier fonds représente un
volume d'environ 8 mètres linéaires d'archives papier,
auxquelles s'ajoutent 24 boîtes de photographies. Il
couvre les années 1877-1999, mais plus spécifiquement
la période qui s'étend de l'entre-deux-guerres au
décès de Léon-Eli Troclet en 1980. Le fonds d’archives
de cet homme politique socialiste qui fut notamment
ministre de la Prévoyance sociale au moment où la
Sécurité sociale se mettait en place et de ce
professeur et expert du droit social est
particulièrement intéressant pour qui voudrait se
pencher sur sa personne, ses écrits et la formation de
sa pensée. Il regorge d'éléments biographiques et
regroupe un ensemble de correspondance entrante,
l'écho de ses actions dans la presse, les recherches
et textes préparatoires de ses écrits, allocutions et
conférences qui abordent le plus souvent des questions
liées à la sécurité sociale et au droit social. Parmi
ses recherches, on trouve celle sur Jean-Baptiste
Clément, auteur du Temps des cerises, que
côtoya son père et auquel Troclet consacra une étude.
Une partie du fonds concerne l'activité d'enseignement
de Léon-Eli Troclet dans divers établissements, dont
la Centrale d'éducation ouvrière pendant
l'entre-deux-guerres, source utile pour qui
s'intéresse à ce qui y était enseigné, mais aussi plus
tard comme professeur de droit social, notamment à
l’ULB. De manière dispersée, nous pouvons citer la
présence dans le fonds de papiers liés à son père Léon
Troclet (1872-1946), d'archives relatives au procès
des victimes de Grâce-Berleur pendant la Question
royale ou à l'activité de Léon-Eli Troclet comme
représentant du Bureau international du travail et au
sein du comité d'experts pour l'élaboration de la
Charte sociale européenne au Conseil de l'Europe. Les
photographies du fonds offrent également un reflet de
sa vie familiale, de ses activités ministérielles et
diplomatiques.
|
|
Les
archives Hubert Lapaille concernent aussi une figure
clé de la sécurité sociale, puisque ce dernier,
dirigeant syndical des carriers de l’Ourthe-Amblève et
homme politique socialiste, a pris part pendant la
Seconde Guerre mondiale aux négociations du projet
d'accord de solidarité sociale, base de l'organisation
de la Sécurité sociale en Belgique après-guerre. Le
fonds (8 boîtes d’archives et 6 boîtes de
photographies) regroupe des archives instructives sur
sa biographie, ses activités politiques et syndicales,
mais aussi sur la reconnaissance de ses activités de
résistance et de son emprisonnement au camp de
Büchenwald en 1944. Parmi les archives relatives à la
Centrale des ouvriers de la Pierre de Poulseur qu’il
dirigeait, un dossier concerne l’Union des
travailleurs manuels et intellectuels (UTMI), syndicat
unique qu’imposa l’occupant pendant la guerre.
Plusieurs dossiers abordent les activités syndicales,
mutualistes et coopératives et les sociétés pour le
logement ouvrier (« Le travailleur chez lui », Société
coopérative « Les habitations à Bon marché des vallées
de l'Ourthe et de l'Amblève », « L'ouvrier chez lui
»). Le fonds regroupe également quelques archives
familiales dont celles d’Alphonse Lapaille liées au
Mouvement wallon.
|
![]() |
|