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1879, la catastrophe de l’Agrappe : quand la peinture nous entraîne au cœur de l’histoire. Cinq tableaux redécouverts sur les événements terribles de la Sinistre fosse

Résumé

Une contribution de Camille Baillargeon, publiée dans les Annales du Cercle d'histoire et d'archéologie de Saint-Ghislain et de la région (tome XII, 2017, p. 343 à 420).

Description

Le 17 avril 1879, 121 mineurs sont tués à la suite d’un coup de grisou survenu au charbonnage de l'Agrappe à Frameries, en province de Hainaut. Cette page d’histoire ouvrière et sociale est abordée par le biais de cinq œuvres picturales : Portrait d’A. Dufrane, marqueur à l’Agrappe (par Alexandre Robert) ; Portrait de Juliette Descamps, L’Escapée (par Alexandre Markelbach) ; Portrait du mineur Stanislas Bellet (par Alexandre Thomas) ; La veuve Caudron (par Joseph Stallaert) et La remonte des cadavres (par Alfred Hubert). Ces tableaux « décoratifs » ont été présentés le 27 juillet 1879 lors d’une fête militaire de bienfaisance dans le Parc de Bruxelles, au profit des victimes de la catastrophe minière (mais aussi en hommage aux victimes de l'inondation de Szegedin en Hongrie). Historienne de l’art, C. Baillargeon mène une enquête inédite à propos de ces œuvres de commande quasi tombées dans l'oubli. Elle les décrit et les analyse, nous éclaire sur ses auteurs et leurs motivations, tout en confrontant les tableaux à d’autres sources d’époque : journaux, témoignages de survivants, archives des mines ou relatives aux opérations de charité... Délimitée dans un espace et un temps spécifiques, l’étude pose néanmoins des questions qui demeurent d’actualité : comment l’art se positionne (ou pas) vis-à-vis de l’actualité sociale ? ; Comment l’art peut-il servir de « révélateur de l’histoire » et/ou de source à l’histoire sociale ? ; Comment les cérémonies d'hommage aux victimes de catastrophes industrielles cherchent-elles à apaiser le sentiment d'injustice des populations laborieuses, tout en célébrant la vertu civique des donateurs ? ; Comment l'art peut-il concourir à exorciser le sentiment de culpabilité collective ? ; Quels traitements médiatiques réserve-t-on aux catastrophes minières (qui demeurent une réalité en d’autres lieux) ou plus généralement aux accidents industriels ? Plusieurs thèmes abordés transcendent donc cette « étude de cas ». Ils questionnent le rôle de l’art et des rapports de classes, la représentation de « l’autre » et notamment de cet être longtemps jugé inférieur qu’est l’ouvrier, la place octroyée à la réalité du travailleur dans l’iconographie, tout en mettant en valeur un pan de l’histoire locale, nationale et ouvrière.

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Auteur(s) : Camille Baillargeon
Lieu d'édition : Saint-Ghislain
Edition : Cercle d’histoire et d’archéologie de Saint-Ghislain
Année de publication : 2017
Nombre de pages : 78
Dimensions : 155x235 mm
Disponible à l’IHOES et auprès du Cercle d’histoire et d’archéologie de Saint-Ghislain
Prix : 20 €