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Entre pacifisme et militarisme, l’école d’aujourd’hui...

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La présente étude de l’IHOES est disponible gratuitement en ligne via CE LIEN ou en cliquant sur l'image de la couverture.

Résumé

Dans cette étude, Anne-Martine Henkens, après avoir posé certains éléments de contexte et évoqué la question de l’éducation à la paix (telle qu'elle est prônée, après la Deuxième Guerre mondiale, dans la Déclaration des droits de l’homme et par l’UNESCO notamment), décortique le retour d'une certaine forme de militarisme au sein de l’éducation, en France comme en Belgique.

Description complète

Dans sa précédente étude pour l’IHOES parue en 2024 (Max Drechsel : le pacifisme, une valeur démodée ?), Anne-Martine Henkens, romaniste de formation, s’intéressait à la méthode éducative de Max Drechsel, juge pacifiste et internationaliste du début du 20e siècle qui, à côté de ses engagements juridiques, a beaucoup œuvré pour la mise en valeur d’une « éducation à la paix ». En 2025, l’autrice poursuit son questionnement dans cette nouvelle étude, qui traite des tensions entre pacifisme et militarisme dans le contexte éducatif actuel, en France comme en Belgique.

Alors qu’après la Seconde Guerre mondiale, l’ONU et l’UNESCO ont mis en avant une éducation basée sur la coopération, la paix internationale, les droits de l’homme, la démocratie et les libertés fondamentales, nous voyons revenir depuis quelques décennies en Europe occidentale une pédagogie davantage tournée vers l’éducation à la défense, suscitant des interrogations sur la compatibilité avec les valeurs pacifistes : en France, la journée « Défense et citoyenneté » par exemple ; en Belgique, des exercices militaires incluant la participation d’élèves dans des écoles ou encore la lettre envoyée, en novembre 2025, par le ministre de la Défense Theo Francken aux jeunes de dix-sept ans, promouvant le service militaire volontaire.

La présente étude, en lien avec notre thématique « Sensibilisation au pacifisme et aux résistances d’hier et d’aujourd’hui », permet à Anne-Martine Henkens de poser, sous forme de conclusion, quatre questions : premièrement, « est-il normal, est-il souhaitable, que le fameux “sanctuaire” qu’est censée constituer l’école soit ouvert à des activités dont la destination pédagogique est discutable ?  » ; deuxièmement, « pourquoi emploie-t-on systématiquement le terme défense, et jamais le mot guerre ? » ; troisièmement, « que faut-il penser d’un ministère de l’Enseignement obligatoire qui laisse la main au ministère de la Défense ?  » ; quatrièmement enfin, « être pacifiste en ces temps troublés où la guerre et le militarisme se généralisent, n’est-ce pas faire preuve de stupidité, voire de lâcheté ?  »... Quatre questions qui invitent au débat.


Auteur(s) : Anne-Martine Henkens
Lieu d'édition : Seraing
Édition : IHOES asbl
Année de publication : 2025
Nombre de pages : 30
Disponible en ligne uniquement
Prix : gratuit