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À Angleur, une expérience pédagogique de portée internationale, de 1928 à 1976 ! (analyse n°72, publiée le 7/12/2010)
Par Micheline Zanatta

Le présent article a été répertorié dans la catégorie :
"Valorisation de la culture populaire, entre héritage et renouvellement"

Il traite des sujets suivants :
Éducation (sujet principal)

Vous pouvez également télécharger le présent article sous format PDF (avec notes scientifiques, iconographie et mise en page) en cliquant ICI.

Pour citer cet article :

Micheline Zanatta, « À Angleur, une expérience pédagogique de portée internationale, de 1928 à 1976 ! », Analyse de l'IHOES, n°72, 7 décembre 2010,
[En ligne] http://www.ihoes.be/PDF/Laboratoire_pedagogique_Angleur.pdf.


À une époque où l'on s'interroge un peu partout sur les méthodes pédagogiques à appliquer, où, parmi d'autres, l'Union européenne se félicite du développement de l'enseignement par compétences, où "la pensée éducative de Mme Androulla Vassiliou, commissaire européenne à l'éducation, tient en quelques phrases : 'améliorer les compétences et l'accès à l'éducation en se concentrant sur les besoins des marchés'", nous semblons avoir oublié une grande expérience pédagogique lancée en région liégeoise en 1928 : celle développée par le Laboratoire expérimental de pédagogie et de psychologie de l’enfant d'Angleur sous la direction d’Andréa Jadoulle. Pour celle-ci, pas de recherche pour adapter l'enfant à la compétition et au marché, mais le souhait d'une efficacité dans le développement de personnes épanouies. Avec le Laboratoire qu'elle dirigeait, elle a connu une grande renommée depuis les années 1930 et il est difficile de dissocier leurs histoires. Une brève biographie ayant été réalisée récemment par un ancien instituteur, M. Joine, je me concentrerai sur le Laboratoire lui-même et vous trouverez le texte qu’il nous a autorisé à publier à cette adresse, avec l’accord également du Centre d’Action Laïque de la Province de Liège.

À Angleur, le souvenir des préoccupations pédagogiques persiste encore. En effet, la place située en face du Laboratoire, devenu aujourd'hui école d'enseignement spécial Andréa Jadoulle, a porté le nom de "place de l’École Moderne" avant de devenir place Andréa Jadoulle et sur le bâtiment du Laboratoire qui abrite la direction de l'école, une plaque est dédiée au pédagogue espagnol Francisco Ferrer.

René Jadot, alors échevin de l'Instruction publique et gendre d’Ovide Decroly, crée le Laboratoire en 1928 avec l’appui de spécialistes de renommée internationale comme Decroly lui-même, Jean Piaget, Henri Piéron, Henri Wallon. Que voilà un parrainage prestigieux ! Il fait appel à une jeune institutrice de Seraing qui a repris des études de pédagogie à l'ULB et qui travaille depuis dix ans dans l'éducation des enfants handicapés ; il la désigne au poste de chef de service du Laboratoire qui lui-même est rattaché à la direction des écoles d'Angleur et "sous la direction et la surveillance du directeur-conseil de l'enseignement communal", M. Joiret. En 1934, Andréa Jadoulle obtient le titre de directrice et devient directrice-conseil des écoles en 1937. Elle mènera son travail sous les échevinats de René Jadot jusqu'à sa mort en 1941, puis sous celui de Gaston Brugmans qui poursuivra sa politique en matière d’instruction publique.

Le Laboratoire bénéficie aussi d'un comité scientifique exceptionnel, dont Decroly est le premier président et qui réunit des pédagogues de toute la Belgique.
Au départ, il comprend trois locaux : une classe expérimentale, une salle de mesure et de documentation ainsi qu’un bureau ; son personnel se compose d’un chef de service, une assistante et un bibliothécaire.
Il vise l’application de la pédagogie nouvelle, en particulier celle de Decroly dont quelques-uns des principes pourraient se résumer de la sorte : "La rééducation du savoir aux connaissances-outils en vue de l'éducation intellectuelle et sociale, le recours aux méthodes actives, l'établissement des écoles dans la verdure, l'emploi des jeux éducatifs, l'adaptation à l'évolution psychologique des enfants, l'ouverture de l'école vers la société, la formation des maîtres à l'Université". Ce centre se donne pour mission de remplir le rôle que les laboratoires jouent dans les usines et les cliniques, et donc d’étudier l’enfant, de faire des essais qui seraient appliqués dans les écoles après réussite. Son action se déploie à une époque où l’on se pose beaucoup de questions sur le développement de l’enfant, sur son épanouissement physique et intellectuel, sur l’importance du milieu social et familial et sur la mise au point d'outils nécessaires à une observation et à une évaluation efficace.

Son travail se déroule en trois parties.
Tout d’abord, dans un but préventif, comme le fait la médecine du même nom, il s’agit d’observer et d’étudier les enfants des écoles. Dès la première année, ils sont soumis à des tests qui connaîtront un suivi tout au long de leur scolarité primaire et même au-delà. Les parents sont accueillis au Laboratoire qui rassemble des renseignements sur le milieu familial et le contexte culturel dans lequel vivent les enfants. La commune est soucieuse du bien-être des enfants et les encadre déjà par des consultations prénatales et de nourrissons. Une surveillance médicale les suivra pendant leurs études. À ce moment, Angleur possède, outre l’enseignement maternel et primaire classique, une classe expérimentale, un quatrième degré et des sections professionnelles d’abord pour les filles, puis mixtes. En 1938-1939, la méthode Decroly est appliquée dans toutes les classes de 1e et de 2e années.

Ensuite, des études sont menées sur le plan local sur des thèmes tels que l’esprit d’observation chez l’enfant, les enfants faiblement doués ou sur le caractère chez l’enfant. Andréa Jadoulle et René Jadot publieront une série d’articles sur toutes ces recherches. Des films seront aussi consacrés à leurs expériences.

Enfin, la troisième étape consiste à appliquer les méthodes nouvelles : création de classes expérimentales, réunions de travail avec les enseignants, préparation des plans de travail... Le Laboratoire est complété par une bibliothèque richement dotée d’ouvrages de pédagogie et de psychologie au service des enseignants. Il prône des "méthodes actives, basées sur l'observation et notamment l'étude du milieu, le travail personnel, la recherche, le développement de l'esprit critique, du jugement personnel, de l'effort soutenu". Le détail sur les méthodes utilisées se retrouve dans le document Plateforme électorale rédigé après la guerre : les enfants bénéficient de cours d’éducation physique, participent à des coopératives scolaires qui ont pour but l’acquisition de matériel, comme des appareils de projection ou des radios, publient des journaux scolaires (l’école du Sart-Tilman possède une imprimerie), participent à des correspondances interscolaires. En 1936, après l’inauguration de ce nouveau lieu, de nombreuses activités culturelles sont organisées au Théâtre de Verdure, notamment du théâtre et du cinéma. Il faut dire que ce genre d’enseignement, inspiré par les pédagogies les plus à la pointe de cette époque, faisait la part belle à l’éducation par des techniques telles que le cinéma, y compris sur le plan de la création.

Andréa Jadoulle conclut ainsi le document intitulé Réalisations communales : "Ainsi attendu dès avant sa naissance, l'enfant est l'objet de soins multiples. Sa santé, son intelligence, son caractère font l'objet d'étude aussi suivie que possible et le développement de sa personnalité toute entière constitue une préoccupation effective et constante des organismes qui l'entourent. C'est lui qui en est le motif et le but, c'est sa préparation au rôle futur qu'il aura à jouer dans la société qui réalise l'unité de ce réseau d'œuvres communales si hautement intéressantes".

Le Laboratoire a un retentissement international et est réputé dans le monde entier : il est à la fois un centre de réflexion, d'expérimentation et de prosélytisme pour les pédagogies nouvelles. Très ouvert, il s’intéresse aux expériences menées ailleurs, de l’enseignement du sport aux "écoles en plein air". Andréa Jadoulle participe à des colloques internationaux aux côtés des plus grands pédagogues, ; aux côtés de René Jadot, qui en est le directeur, elle assume le secrétariat du Centre national d'Éducation qui publie des articles – dont les leurs – dans des bulletins intitulés Archives belges des Sciences de l'Éducation. Le Laboratoire est en communication avec des écoles et centres de recherche prestigieux, en Belgique, en France, en Suisse, en Pologne. À l’occasion de l’inauguration du Parc de Verdure, il organise un cours international de pédagogie du 31 août au 5 septembre 1936, avec pour sujet "Milieu et éducation. L’étude du milieu et l’enseignement decrolyen", en collaboration avec le Centre national d’éducation (Société belge d’études et de critique des problèmes pédagogiques). Au programme, Henri Wallon, professeur à la Sorbonne, ainsi que des pédagogues et scientifiques belges, français ou anglais. Il est fait appel à d’autres spécialistes : médecins, biologistes, hygiénistes, architectes... car le Laboratoire étudie l’influence de leurs disciplines sur l’évolution des élèves dont les besoins sont analysés de manière globale. Parallèlement se déroulent des activités culturelles auxquelles participent concrètement les élèves des écoles.

Le tableau du rôle joué par l’enseignement d’Angleur serait incomplet si on n’abordait la question du Plan d’études de l’enseignement primaire de 1936. L’artisan en est l'inspecteur Léon Jeunehomme, un Liégeois proche du Laboratoire, ami de René Jadot. Ce plan est le projet d'enseignement le plus ambitieux que la Belgique ait connu. Il préconise les méthodes dites "nouvelles", plus exactement les méthodes decrolyennes. L’enseignement d’Angleur s’y rallie avec enthousiasme et ses écoles deviennent le siège de toutes les conférences pédagogiques destinées à le diffuser.

La guerre représente une période sombre pour le Laboratoire. La commune est intégrée au Grand Liège en 1943. Andréa Jadoulle et le Laboratoire sont victimes d’une politique visant à faire des économies : en mai 1942, l’assistante du Laboratoire et le bibliothécaire sont licenciés ; elle reste seule avec diminution de traitement et la suppression de la direction de ce centre, elle retrouve une classe de 1ère année. Elle récupère sa place pendant l'Occupation mais le titre de directeur-conseil est remis en question sous prétexte que M. Tromme, directeur sans classe de l'école d'Angleur-Centre, exerce des fonctions équivalentes.
Entre-temps, elle s'occupe du Secours d'hiver d'Angleur et utilise le service d’assistance de l’occupant pour organiser, avec l’aide des instituteurs, des distributions de jus de citron, vitamines, chocolat, soupe, petits déjeuners ; en 1941, la commune crée pour ses écoles des troupes de scouts et de guides pluralistes "afin de prévenir la mauvaise influence qui devait nécessairement résulter de la situation dans laquelle notre pays allait se trouver" écrit-elle dans le feuillet dactylographié intitulé Réalisations communales. Des classes de vacances d’un mois accueillent à Barvaux des enfants sélectionnés par les médecins scolaires. À cette occasion, la directrice insiste sur le caractère à la fois éducatif et instructif de cette initiative.
Dans son travail de recherche, le Laboratoire étudie les répercussions de la guerre sur le comportement et les résultats des enfants. Il se consacre plus à des œuvres ou des études sociales, comme celles sur les effets des traumatismes psychiques subis par les enfants.

La guerre terminée, Andrée Jadoulle doit se battre pour réintégrer complètement ses fonctions, face aux détracteurs qui reprochent à Jadot d’avoir créé une œuvre uniquement à la gloire de son beau-père. Certains prétendent d'ailleurs que le Laboratoire ne fait rien et qu’il ne sert à rien. Il reprend cependant ses activités, mais les bâtiments et les équipements scolaires doivent être remis en état ; une partie du matériel a disparu comme les appareils de cinéma, de projection et de radio.

Gaston Brugmans devient en 1947 l'échevin de l'Instruction publique d'une commune toujours attentive aux œuvres scolaires. L’année précédant la rédaction du document Réalisations communales, 60 % des enfants des écoles communales bénéficient des initiatives suivantes : une colonie en externat au Sart-Tilman, des camps pour les scouts et guides, un voyage en France jusqu’à Biarritz et des classes de vacances à Sy au bord de l'Ourthe.

Par ailleurs, commence alors l’aventure des CEMEA (Centres belges d'entraînement aux méthodes d'éducation active) dont Andréa Jadoulle est une des initiatrices en Belgique avec Gaston Brugmans et Jean Boeckx. Les débuts de ces centres sont étroitement liés au Laboratoire qui abrite leur secrétariat et A. Jadoulle est la déléguée générale des CEMEA de Belgique. De 1946 à 1952, ceux-ci organisent 44 stages pour 1700 éducateurs.
Des écoles sociales et des écoles normales obligent ou encouragent leurs élèves à participer aux stages. Parmi les membres du conseil d’administration, on compte des directeurs d’écoles, des professeurs, des directeurs généraux de l’enseignement... L’un de ceux-ci, Louis Verniers, qui soutient l’association depuis le début, décide alors de mettre le stage au programme des écoles normales.

Le Laboratoire poursuit son travail avec le soutien des professeurs de l’université de Liège, de plusieurs inspecteurs et du directeur général de l’enseignement de la Ville de Liège. Le Plan d’études de 1936 est de nouveau appliqué dans les écoles belges. Avec Gaston Brugmans et Eugène Jeuniaux, professeur à l’École normale, puis inspecteur de l'enseignement fondamental à la Ville de Liège, divers clubs sont fondés : hand-ball, club photo, club scientifique. Le Laboratoire reprend ses contacts avec le monde scientifique. Il poursuit notamment ses observations médicales, ses études et analyses des comportements et du développement d'enfants des écoles, d'enfants paralysés cérébraux ou dyslexiques, ses réflexions pédagogiques. Celles-ci portent surtout sur l’emploi de certains tests concernant : l’enseignement de la lecture, la dyslexie, l’étude du caractère des enfants... Il consacre surtout son temps à l’observation des enfants et à la formation du personnel.
Il organise des conférences pédagogiques, mais aussi de grands événements propices à des activités ouvertes vers l'extérieur. Il est en contact notamment avec Maria Montessori et le mathématicien Georges Papy.
Des activités scientifiques et festives sont mises sur pied lors de la Commémoration René Jadot en mars 1952 et surtout lors du 25e anniversaire du Laboratoire, en avril 1954. Cette année-là, trois journées d'étude sont organisées sur différents thèmes liés au développement de l’enfant. Elles se déroulent sous la présidence d’André Ombredane, professeur à l’université de Bruxelles, en présence de Henri Piéron, et de plusieurs personnalités des milieux pédagogiques et politiques. A. Jadoulle consacre sa communication à l’étude des difficultés de l’apprentissage de la lecture.
Elle est par ailleurs en contact avec le milieu politique socialiste, en particulier l’Amicale du personnel enseignant socialiste, et avec le syndicat CGSP ainsi que des organismes militant en faveur de la paix ou ceux défendant l’enseignement public. Infatigable, Andréa Jadoulle travaille inlassablement dans l'appartement qu'elle habite au-dessus du Laboratoire et, chaque semaine, elle réunit par degré les enseignants d'Angleur pour diriger le travail pédagogique.
À sa pension en 1964, Jean Piedboeuf, de l'Athénée de Visé, prend la tête du Laboratoire, seul pendant trois ans, puis aidé d’une assistante. Il est ensuite appelé à la direction de l’école Beeckman à Liège. Guy Leroy reprend brièvement la charge mais survient alors la fusion des communes. La Ville de Liège ferme le Laboratoire, considérant qu’il fait double emploi avec son propre PMS (centre psycho-médico-social). À sa disparition, ses archives ont été dispersées et une partie est aujourd'hui intégrée dans les collections de l'IHOES. Par ailleurs depuis 1958, un nouveau plan d'études moins favorable aux idées decrolyennes a été adopté, plus dans l'air du temps. Déjà en 1952, lors de la conférence de l'UNESCO consacrée à l'éducation, un participant britannique s'inquiète de voir en Europe "des symptômes inquiétants" d'un retour à des valeurs traditionnelles.

On peut aujourd'hui s’émerveiller ou rêver devant le travail réalisé par le Laboratoire pendant près de cinquante ans, dont environ trente-cinq sous la tutelle d'Andréa Jadoulle. Il est le fruit de la volonté de quelques personnes, soutenues par un pouvoir politique local, mais aussi par des enseignants, les autorités académiques et inspectoriales, ainsi qu'un certain nombre de parents, de tester de nouvelles méthodes pédagogiques, de porter en avant l’Éducation nouvelle, en particulier la méthode globale de lecture chère à Decroly. Bien sûr ses préoccupations ont été reprises et prolongées dans les recherches de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation de l'ULG dont bien des professeurs et des chercheurs ont été formés par ces maîtres qu'étaient René Jadot et Eugène Jeuniaux et influencés par le travail du Laboratoire. Cependant l'université représente un cénacle trop éloigné de la vie concrète et l'expérience angleuroise plonge dans la vie même, en étudiant les enfants des écoles, et en répercutant les résultats sur sa propre population. Il s'agit vraiment d'une œuvre à faire connaître et il serait utile de s'inspirer de son esprit si on souhaite organiser un enseignement véritablement au service de l'enfant.

Bibliographie sommaire

- René Jadot, L’école contre la société : introduction à la socio-pédagogie, Bruxelles, Éd. L’Églantine, 1927.
- René Jadot, La récupération des élites ouvrières, Bruxelles, Éd. Equilibre.
- René Jadot, Le sens et les destinées de l'école unique, Bruxelles, Éd. Cahiers de la Centrale, s.d.
- René Jadot, Le fonctionnaire et la réforme de l'Etat, Bruxelles, Éd. Cahiers de la Centrale, s.d.
- René Jadot, La notion de temps et des valeurs dans l'enseignement de l'histoire, Bruxelles, Éd. Lamertin, 1933.
- René Jadot, La république des enfants, Liège, Éd. Georges Thone, 1935.
- René Jadot, La république des joueurs, Liège, Éd. Georges Thone, [1935 ?].
- René Jadot, La république des pécheurs, Liège, Éd. Georges Thone, 1935.
- René Jadot, Milieu et éducation, Liège, Éd. Georges Thone, 1936.
- Andréa Jadoulle, Le Laboratoire pédagogique au travail, préfacé par Henri Wallon, Éd. du Scarabée, 1951.
- Andréa Jadoulle, Apprentissage de la lecture et dyslexie, Paris, PUF, 1962.
- Andréa Jadoulle, La psychologie scolaire, Paris, PUF, 1965.
- Andréa Jadoulle, Devenir quelqu’un : pour mieux vivre, Paris, Éditions universitaires, 1965.
- Nos écoles à l’œuvre (bulletin communal).
- Adaptation, Annuaires du Laboratoire pour 1930, 1931, 1936.